Mardi 28 mai 2013 : Sagres – Porto Covo
Temps gris, beaucoup de vent ce matin au réveil. Avant dernière étape vers Lisbonne. Départ comme d’habitude, face au vent. Avec un peu de chance, nous échapperons à la pluie. Nous retournons sur nos pas pour une dizaine de km vers Vila do Bispo. Puis nous continuons en direction d’Aljezur. La route est vallonnée, avec succession de montées et descentes plus ou moins longues.
Une bruine légère vient arroser nos cyclistes. Vite, bâchons avant d’être complètement mouillés. Certains l’ont déjà fait, vu les températures fraîches. Quelle différence ! Avant-hier, nous avions trop chaud, aujourd’hui, nous avons l’impression d’être retourné en hiver. Même les éoliennes ont du mal à se montrer, cachées dans le brouillard et sous la bruine.
Chacun avance progressivement en essayant de se protéger du vent tant bien que mal, et à tour de rôle. Par moments, ce sont des rafales de vent déstabilisantes qui s’abattent sur nous. Les forces s’amenuisent, non seulement à cause du vent, mais aussi des côtes. L’avancée est lente, progressive, et les cyclistes se soutiennent dans cet effort.
A 40 km, un regroupement dans la ville d’Aljezur permet à chacun de prendre quelques pâtes de fruits, gâteaux locaux ou morceaux de chocolat pour reprendre des forces.
Nous convenons d’un nouvel arrêt au km 77, afin de faire le point sur notre avancée. Toujours la même route, avec bien plus de circulation par rapport à ce que nous avons eu jusqu’à présent. Une totale vigilance est demandée pour éviter les véhicules, les rafales de vent et ne pas percuter le copain.
Le bruit du vent dans les oreilles nous assourdit et nous fatigue. C’est usant.
Aux alentours de 13h, arrêt pique-nique à côté d’une chapelle vers le km 81. Une bonne partie du parcours est réalisée. Le soleil est recherché, le vent froid nous donne la « chair de poule ». RAS LE BOL du vent.
L’après-midi, c’est pire que le matin. De très fortes rafales de vent nous déstabilisent en permanence. De plus, nous roulons sur une nationale où camions, voitures, roulent à vive allure. Lors de leurs passage dans un sens ou dans l’autre, les appels d’air nous fait dévier de notre trajectoire. Difficile de ne pas perdre l’équilibre. Nous regardons à peine le paysage, tellement nous nous concentrons sur la route, la roue de vélo de celui ou celle qui nous précède. Vivement l’arrivée.
Peu avant Brunheiras, nous passons sur un pont et attention aux coups de vents latéraux. Aïe, aïe, aïe….gare à la chute. Plus que 17 km, mais quels km, interminable, toujours vent de face, latéral….des rafales. Ras la casquette du vent…..pas de haies, peu d’arbres, pas de bosquets pour être protéger du vent…..rien, rien.
Enfin au loin, un panneau avec le nom du village, terme de l’étape. Virage à 90° et là….que du bonheur : vent dans le dos….le pied ! ! !
3 km plus loin, la mer avec l’hôtel à quelques encablures. Qui va oser aller se baigner ?
Repas dans une pizzeria du village :
Soupe
Pizza au choix ou pâtes
Tiramisu, crème caramel, crème à l’orange ou mousse au chocolat.




